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Books [1]

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[1] Faure, Samuel B.H. 2016. La défense européenne. L’émergence d’une culture stratégique commune. Montréal : Athéna éditions. Available on Canada, France or UK Amazon, or at the Librairie du Québec in Paris.

Résumé – Dans le débat public, le politique, le citoyen ou le scientifique perçoivent généralement la défense européenne comme un idéal à atteindre, une absurdité à combattre ou un instrument politique. Cet ouvrage propose une lecture différente en considérant plutôt la politique de défense comme un fait social. S’appuyant sur une enquête par entretiens et questionnaires auprès d’agents militaires, politiques et administratifs européens, Samuel B.H. Faure montre l’émergence d’une culture stratégique commune propre aux agents de la défense européenne.

Reviews in scientific journals:

Reviews on blogs:

Book Chapters [2]

9782200620127-001-T[2] Faure, Samuel B.H. 2017. « Pourquoi la défense européenne est-elle impuissante ? » dans Le Gouriellec Sonia (dir.), Notre monde est-il plus dangereux ?. Paris : Armand Colin. To order the book, click here or here.

Résumé du livre – Notre politique étrangère est-elle dominée par les États-Unis ? Les terroristes sont-ils des barbares, fous et idiots ? Israël est-il un modèle de sécurité à suivre ? Une guerre peut-elle éclater en mer de Chine du Sud ou entre l’Iran et l’Arabie Saoudite ? Doit-on craindre une guerre de civilisations ? La violence a-t-elle augmenté ? Cet ouvrage entend faire le point sur certain nombre d’interrogations concernant sles questions globales, dont les répercussions peuvent avoir un effet sur la stabilité du système international.

Premières lignes du chapitre – L’Union européenne (UE) est impuissante pour assurer la sécurité des citoyens et la défense de ses États membres. Cette évidene est répétée par nombre d’hommes politiques et d’éditorialistes, preuves à l’appui. En 2011, l’UE n’est pas intervenue militairement en Libye lors de la chute du régime autoritaire dirigé par le colonel Mouammar Kadhafi. En 2014, l’UE n’a pas pu empêcher l’annexion de la Crimée en Ukraine par la Russie de Vladimir Poutine. En 2015 et en 2016, l’UE n’a pas su prévenir les attaques terroristes perpétrées par Daesch à Berlin, Bruxelles, Nice et Paris. En 2017, l’UE n’a pas réussi à endiguer la guerre civile dans la Syrie de Bachar el-Assad. Celles et ceux qui rappellent ces évènements avec exactitude, omettent de préciser que l’action de l’UE dans le domaine de la défense est gouvernée par les acteurs étatiques, et que ses ressources pour élaborer et mettre en oeuvre une politique commune sont circonscrites.

[1] MérandDumoulin, Manigart, 2011 Frédéric, Bonneu Mathias, Faure Samuel. 2011. « Les acteurs spécialisés : l’opinion des praticiens de la PESD » dans Dumoulin André (dir.), Opinions publiques et Politique européenne de sécurité et de défense : acteurs, positions, évolutions. Louvain-la-Neuve : Bruylant.

Résumé du livre – Dans le long processus d’affirmation de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) au sein de l’Union, l’opinion publique est devenue une variable stratégique non négligeable. Sans le soutien du public, il est en effet vraisemblable que des progrès substantiels seront difficiles à réaliser. Aussi, dans le Rapport sus la mise en oeuvre de la Stratégie européenne de sécurité, adopté par les Etats membres en décembre 2008, il est précisé qu’il « est essentiel de conserver le soutien du public en faveur de notre engagement au niveau mondial ». Si un grand nombre d’auteurs ont analysé les implications stratégiques de cette PESD, relativement peu d’attention a jusqu’ici été portée à l’analyse de cette opinion publique et encore moins à la manière dont les acteurs politiques peuvent essayer de l’informer, voire de l’influencer pour favoriser l’éclosion de cette identité collective européenne de sécurité et de défense.

Special Journal Issues [1]

[1] FPolitique européenne, 48, 2015aure Samuel B.H., Hoeffler Catherine (dir.). 2015. « Les politiques militaires en Europe : l’héritage de Bastien Irondelle ». Politique européenne. 48 (2). Available on L’Harmattan‘s website.

Premières lignes – Ce numéro spécial rend un hommage scientifique à Bastien Irondelle (1973-2013), étudiant puis doctorant, post-doctorant, chercheur et professeur à Sciences Po Paris et au Centre de recherches internationales (CERI). Interrogeant l’effet de l’Europe sur la politique militaire française, B. Irondelle (2003) apporte une contribution fondamentale aux études européennes par sa thèse majeure de l’« européanisation sans l’Union européenne ». Il démontre que l’européanisation n’est ni un alibi ni une illusion mais a bien eu un effet essentiel sur La réforme des armées en France (Irondelle, 2011) qui aboutit à la fin de la conscription en 1996. …

Peer-Reviewed Articles [5]

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[5] Faure Samuel B.H. 2017. « The Nation, Bureaucratic Functionality, and EU Institutions: Three Socialization Worlds of CSDP Actors ». St Antony’s International Review. 12 (2) : 190-206.

Abstract – This paper engages with the theoretical debates about the emergence of a European Union (EU) strategic culture by focusing on social representations of the Common Security and Defence Policy (CSDP) actors. Using a case study of military cooperation areas, during a period of security crises (2008–2014), two research questions are addressed: (1) What are CSDP actors’ social representations on military cooperation areas? (2) How do national, functional, and institutional socialization processes shape the emergence of the EU strategic culture? The paper shows that (1) CSDP actors have sharply state-centric social representations of defence and security issues. Nevertheless, the European security field is not only structured by the national cleavage between states, and especially between great powers in Europe, but also by transnational political cleavages. As regards military cooperation areas, CSDP actors share a set of social representations in favour of European cooperation through the CSDP rather than transatlantic cooperation through NATO. Their social representations are not reducible to their national preferences and suggest the emergence of an EU strategic culture. (2) This EU strategic culture is shaped within three areas or worlds of socialization: one national (the nation) and two transnational (bureaucratic functionality and EU institutions). This paper is based on a questionnaire of closed questions and on a set of semi-structured interviews, which investigated networks and social representations of CSDP actors in France, Germany, the United Kingdom (which are the three main military players in Europe), and in EU institutions. This paper contributes to the field of EU studies by offering a sociological perspective on the CSDP.

[4] FaPolitique européenne, 48, 2015ure Samuel B.H., Hoeffler Catherine. 2015. « L’ « européanisation sans l’Union européenne » ? Penser le changement des politiques militaires ». Politique européenne. 48 (2): 8-27.

Premières lignes – L’une des conséquences de la spécialisation du travail scientifique (Elias, 1991 ; Hall, 2007 ; Bickerton, 2012 ; Lahire, 2012) est le développement d’un jargon propre à un domaine d’études qui est difficilement intelligible par tout un chacun. Les études européennes n’échappent pas à cet écueil. « Intégration européenne », « européanisation », « UEisation », « institutionnalisation européenne », « bruxellisation » : un ensemble de concepts a été développé dans le but d’objectiver les développements politiques de l’Europe, incluant les dynamiques verticales d’intégration et les dynamiques horizontales entre pays européens. Il n’est pas évident de les distinguer en raison des définitions approximatives ou mouvantes, des usages différents d’un même concept ou du même usage de plusieurs concepts. …

[3] BéPolitique européenne, 48, 2015raud-Sudreau Lucie, Faure Samuel B.H., Sladeczek Michael. 2015. « Réguler le commerce des armes par le Parlement et l’opinion publique. Comparaison du contrôle des exportations d’armement en Allemagne, France, Royaume-Uni et Suède ». Politique européenne. 48 (2): 82-121.

Résumé – En cherchant à expliquer pourquoi les exportations d’armement sont fortement régulées par certains États européens et plus faiblement par d’autres  cet article défend l’idée d’une absence d’européanisation du contrôle des exportations d’armement, et que ni la relation Etat-industrie ni l’implication des acteurs exécutifs n’expliquent ces variations. Deux hypothèses alternatives sont proposées : la position du Parlement dans le processus de décision du contrôle des ventes d’armes et la saillance de l’enjeu des ventes d’armes auprès de l’opinion publique.

Abstract – In seeking to explain why some European states strongly regulate arms exports but other weakly, this article argues that there is no Europeanization of arms export controls, and that neither the state-industry relationship nor the involvement of executive actors explain these variations. Two alternatives hypotheses matter: the position of Parliament in the arms export control decision-making process, and the salience of the arms sales issue in the view of public opinion.

[2] Dubarry TDynamiques internationaleshibault, Faure Samuel. 2011. « Résistances à la fermeture d’un espace de tortures : le camp de Guantanamo ». Dynamiques internationales. 5: 1-11.

Résumé – L’élection de Barack Obama fin 2008 appelait un changement politique radical. Le nouveau Président des Etats-Unis faisait de la fermeture du camp de Guantanamo, espace caractérisé par une normalisation de la torture et de la violation du droit international, l’une de ses priorités politiques. Pourtant, plus de deux ans après son élection, le camp de Guantanamo n’est toujours pas fermé. Une rupture discursive a été opérée par l’administration Obama (le camp doit être fermé) sans qu’un changement politique puisse être administrativement acté (fermeture du camp). Comment expliquer, malgré la volonté politique affichée, que l’administration Obama n’ait toujours pas fermé le camp de Guantanamo ? Les difficultés rencontrées par l’administration Obama s’expliquent par des résistances structurelles dont font état les concepts de « dépendance au sentier » et d' »hystérésis de l’habitus » et de « culture stratégique ».

[1] MérandEuropean Security Frédéric, Bonneu Mathias, Faure Samuel. 2009. « What do ESDP Actors Want ? An Exploratory Analysis ». European Security. 18 (3): 327-344.

Abstract – This paper analyzes the preferences of European defense actors vis-à-vis the European security and defense policy (ESDP) with a view to identifying the main ideational points of convergence and fault lines that structures this policy domain. In an exploratory analysis that relies on an original data-set compiled from systematic interviws conducted with 73 ESDP actors in France, the UK, Germany, and Brussels, we address two research questions. First, what do ESDP actors think about ESDP? Second, can we classify their preferences according to sociological factors that underpin the ESDP domain? To conceptualize the belief system of ESDP actors, we propose a typology that distinguishes (1) the social context in which ESDP actors are embedded and (2) the specific ESDP aspects about which preferences are shaped. Our results suggest that both national and occupational variables play an important role in explaining the preferences of ESDP actors.

Review Articles [3]

Questions de recherche, Sciences Po-CERI[3] Faure, Samuel B.H. 2015. « La coopération internationale dans le secteur de l’armement. Apports et critiques de la littérature à la lumière du cas français ». Questions de recherche. 46. 45p.

Résumé – Cet artile porte sur le dilemme décisionnel de la politique d’acquisition d’armements. Pourquoi un Etat décide-t-il parfois de coopérer à l’international avec d’autres Etats et leurs industries de défense, pour acheter des biens militaires tels que des avions de combat, des chars d’assaut ou des navires de guerre, et pourquoi décide-t-il parfois de ne pas coopérer en privilégiant l’autarcie ? Pour répondre à cette « question de recherche », cet article rassemble, sous la forme d’une revue de la littérature, l’ensemble des contributions en science politique (soit près de cent références) qui visent à expliquer cette variation décisionnelle. L’objectif est de cartographier l’ensemble des modèles explicatifs de ce dilemme en testant leurs propositions théorique et méthodologique sur le cas de la France, pour identifier leurs principaux apports ainsi que leurs limites.

Abstract – This article focuses on the decision-making dilemma of arms procurement policy. Why does a State decide sometimes to cooperate internationally with other States and their defense industries, to buy military goods such as jet fighters, tanks and warships, and why does it decide sometimes to not cooperate and prefers autarky? To answer this Research Question, this article brings in the form of a literature review, all the contributions in political science (almost hundred references) that explain this decisional variation. The aim is to map all explanatory models of this dilemma by testing their theoretical and methodological proposals on the case of France, to identify their main contributions and their weakness.

[2] FaGouvernement et action publique, 3, 2012ure, Samuel. 2012. « Contextualiser les phénomènes sociaux au-delà de l’Etat-nation ». Gouvernement et action publique. 3 : 127-135.

Premières lignes – Dialogue de sourds. C’est par le rappel d’un dialogue de sourd sentre l’historien Fernand Braudel et le sociologue Pierre Bourdieu sur l’usage du temps long en histoire – le premier le défen-dant, le second le critiquant – que s’ouvre Monde pluriel. Penser l’unité des sciences sociales. Qui a raison ? Bernard Lahire les renvoie dos à dos en formulant deux critiques : une montée en généralités abusive et une division du travail excessive. Produit de logiques de distinction académiques, la position d’universalisation théorique considère qu’une même boîte à outils conceptuels est en mesure d’analyser une infinité d’objets et de problématiques. À rebours, Lahire estime que les modèles théoriques doivent être choisis en fonction de…

[1] FLes Champs de Mars, 24, 2012aure, Samuel. 2012. « Coopérer comme politiques d’armement en Europe ». Les Champs de Mars. 24: 114-122. (Télécharger : 1, 2, 3, 4, 5)

Premières lignes – Originaire de Heidelberg, formé à l’université de Cornell par Peter Katzenstein, Ulrich Krotz est maître de conférences à l’université de Brown. Dans Flying Tiger, Krotz étudie le développement et la production, par l’Allemagne et la France dans le cadre d’une coopération bilétarale : d’un hélicoptère de combat : le Tigre. Le Tigre est un hélicoptère de deuxième génération, c’est-à-dire technologiquement avancé (vol de nuit, misiles de troisième génération). L’agent 007 y avait recourt dans Goldeneye (1995). Il s’agissait alors d’un prototype. La première série de Tigre est livrée à l’Allemagne et à la France en 2005. En 2009, trois Tigre « français » réalisent leur première mission militaire en Afghanistan. Ce programme d’armement aurait coûté près de 7,5 milliards d’euros (Krotz, 2011). L’objectif de cette recherche est de comprendre les raisons qui ont conduit l’Allemagne et la France à coopérer. Krotz vise à…

Book Reviews [4]

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[4] Faure, Samuel B.H. 2015. « Bickerton, Christopher J. 2013. European Integration. From member States to Member States. Oxford: Oxford University Press ». Canadian Journal of Political Science. 48 (2) : 478-480.

First Lines – The European Union (UE) is an ‘unidentified political object’ in the words of Jacques Delors, ‘less than a federation, more than a regime’, in those of William Wallace (1983). How to conceptualize this persistent puzzle? For some, the EU is a ‘regulatory state’ (Majone, 1994), an ‘intergovernmental regime’ (Moravcsik, 1998), for others, a ‘multi-level governance’ (Hooghe and Marks, 2001), a ‘neo-medieval empire’ (Zielonka, 2006) and a ‘system of differentiated integration’ (Leuffen and al., 2012). Christopher J. Bickerton defines the EU as a ‘union of member states’ that is the result of the transformation of the state in Europe. The member states are at the centre of the Union and the decisions are made by…

RFSP 2013[3] Faure, Samuel B.H. 2013. « Leuffen, Dirk, Rittberger, Berthold, Schimmelfennig, Frank. 2012. Differentiated Integration. Explaining Variation in the European Union. Basingstoke: Palgrave Macmillan ». Revue française de science politique. 63 (3-4) : 704-706.

Premières lignes – L’Union européenne n’est ni un État, ni une organisation internationale (OI). Elle est « moins qu’une fédération, plus qu’un régime ». Ces caractérisations par la négative de l’ordre politique (polity) européen ne sont pas considérés comme erronées par Dirk Leuffen, Berthold Rittberger et Frank Schimmelfennig. Toutefois, ils les estiment insuffisantes pour dire ce qu’est l’UE et expliquer les « Abweichungstrecht » ou variations politiques constatées en son sein. L’UE est conceptualisée comme un « système d’intégration différenciée » c’est-à-dire comme une « Europe avec un noyau organisationnel et d’États membres mais avec un niveau de centralisation (« l’intégration verticale ») et d’extension territoriale (« l’intégration horizontale ») qui varient par fonction » (p. 10). La modélisation du polity-building passe par l’analyse du policy-making dans…

Critique internationale, 2012[2] Faure, Samuel. 2012. « Favell, Adrian, Guiraudon, Virginie (dir.). 2011. Sociology of the European Union. Palgrave Macmillan ». Critique Internationale. 54 (1) : 199-202.

Première lignes – Fruit d’un travail collectif commencé il y a une dizaine d’années, Sociology of the European Union s’ouvre sur une critique de la littérature consacrée à l’Union européenne (UE) et dominée par le courant néo-institutionnaliste (Hall, Taylor, Meyer, DiMaggio, Powell), dont les analyses portent presque exclusivement sur l’influence des structures institutionnelles et bureaucratiques sur les comportements individuels. Adrian Favell et Virginie Guiraudon estiment que cette démarche, excessivement macro, n’a pas pris suffisamment en compte les agents européens qui composent ces structures. Qui sont-ils ? Comment prennent-ils leurs décisions ? Quel sens donnent-ils à leurs actions ? Pour caractériser l’approche néo-institutionnaliste, A.Favell et V.Guiraudon évoquent une « vision stratosphérique de l’UE », Michael Smith parle d’une « vue trop aérienne » et Neil Fligstein compare les études européennes à…

Politique étrangère, 2011[1] Faure, Samuel. 2011. « Irondelle, Bastien. 2011. La réforme des armées en France. Sociologie de la décision. Paris : Presses de Sciences Po ». Politique étrangère. 4 : 924-925.

Premières lignes – Résultat d’un travail de recherche approfondi, initié en doctorat il y a une dizaine d’années, La réforme des armées en France est appelée à devenir un classique en études stratégiques par sa cohérence théorique et sa rigeur empirique. Dans cet ouvrage, Bastien Irondelle s’intéresse à la principale réforme de la politique française de défense dans les années 1990, dont il vise l’explication : la réforme des armées de 1996. La France décide de mettre fin au service militaire obligatoire. La conscription laisse place à l’armée de métier, c’est-à-dire à la professionnalisation des armées. Mais qui en a décidé ainsi, et pourquoi ce choix public a-t-il été préféré à d’autres ? Comment un « changement aussi radical » a-t-il pu se produire dans un domaine – la défense – caractérisé par la continuité, la routine et la tradition ? Allant à rebours de l’idée selon laquelle la politique de défense ne peut être réformée, défendue…

Other [selection]

Lettre de l'IRSEM[6] Policy Paper | Faure, Samuel B.H. 2014. « Politique industrielle : échanges stratégiques au sein du Triangle de Weimar ». IRSEM’s Letter. 3: 27-29.

Premières lignes – La politique industrielle européenne a fait l’objet d’une conférence organisée à Cracovie en février 2014 interrogeant le Triangle de Weimar comme cadre institutionnel approprié pour répondre aux enjeux européens de sécurité et de défense. Le Triangle de Weimar correspond à une arène de coopération informelle instituée en 1991 entre l’Allemagne, la France et la Pologne. Cette conférence dite du « Triangle économique de Weimar » était organisée à l’initative de la présidence de la République polonaise, avec le soutien des ambassades de France et d’Allemagne en Pologne, du ministère polonais de l’économie ainsi que des organisations patronales allemande (BDI), française (MEDEF) et polonaise (Lewiatan). Elle a rassemblé, au sein de la grande et historique université Jagelon, plusieurs centaines de décideurs politiques, d’industriels et d’experts allemands, français, polonais et de l’Union européenne (UE). Le président de la République polonaise, Bronislaw Komoroswki, les ministres allemand et polonais de l’économie, Sigmar Gabriel et Janusz Pietchocinski, le ministre français du redressement productif, Arnaud Montebourg et le commissaire européen du budget, Janusz Lewandowski, sont intervenus. Cette conférence internationale s’est déroulée dans un contexte de…

Réseaux, 2012[5] Translation | Grange, Jean (collective initiated by Pierre Mercklé, ENS Lyon). 2013. « Classes sociales et réseaux dans une île de Norvège ». Réseaux. 6 (182): 209-237. French translation from Barnes, John, A. 1954. « Class and Committees in a Norwegian Island Parish ». Human Relations. 7: 39-58.

Premières lignes – Quand nous étudions l’organisation sociale d’une société simple, nous cherchons à comprendre l’ensemble des modes d’interaction entre ses membres. Dans un tel cas, nous n’avons aucune peine à considérer son organisation politique, sa structure de sociabilité, son système de parenté, le jeu des affinités et toutes les autres formes d’interaction qui s’y jouent comme des composantes d’un même univers de discours, comme si elles avaient le même statut pour l’analyse. Et nous nous efforçons de montrer que ce sont les mêmes facteurs externes, les mêmes principes d’organisation et les mêmes valeurs qui exercent leur influence sur ces différentes dimensions de la vie sociale. Ce travail, bien que complexe, a déjà été mené à bien pour un nombre croissent de sociétés simples, et il est raisonnable de penser que nous avons désormais une idée de ce à quoi ressemblent ces sociétés dans leur ensemble. Mais dès que que nous sommes confrontés à la…

Carto, 2013[4] Map | Faure, Samuel B.H. 2013. « Carte Blanche : Gouvernance européenne de la défense à Bruxelles (in partnership with the CERI and the Mapping Department, SciencesPo) ». Carto : Le monde des cartes. 19: 56.

Premières lignes – À Bruxelles, la constitution d’une gouvernance européenne de la défense, c’est-à-dire d’un ensemble hétéroclite d’acteurs entretenant des relations d’interdépendance institutionnalisées, est observée depuis la fin du XXe siècle. Ces acteurs sont gouvernementaux ou non gouvernementaux, civils ou militaires, politico-administratifs ou industriels, multinationaux, transnationaux ou supranationaux. Ils échangent quotidiennement lors de réunions formelles et informelles. Les diplomates, les militaires et les hauts fonctionnaires des 28 représentations permanentes des États membres de l’Union européenne (UE) se rencontrent chaque semaine. Ils élaborent et mettent en oeuvre la politique de sécurité et de défense commune et préparent les réunions mensuelles des 28 ministres de la Défense. L’Agence européenne de la défense (AED) est « dans la boucle » sur les enjeux capacitaires. Plus rarement…

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[3] Policy Paper | Faure, Samuel B.H. 2013. « Qui gouverne la défense européenne ? Les réseaux de la Politique de sécurité et de défense commune ». CERI-Sciences Po.

Premières lignes – Un réseau politique est un ensemble de relations de pouvoir entretenues par des décideurs gouvernementaux (civils et militaires) et non gouvernementaux (industriels, lobbyistes). Ces relations de pouvoir sont institutionnalisées, c’est-à-dire stabilisées dans le temps, et relativement différenciées ou closes dans l’espace. Elles peuvent être formelles ou informelles et s’étendre au-delà des frontières nationales. La Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) recouvre plusieurs réseaux, dont certains façonnent davantage le processus décisionnel que d’autres. Correspondant aux compétences limitées de l’Union européenne (UE) en matière de sécurité et de défense, la PSDC se caractérise d’abord par des réseaux transgouvernementaux formels, politiques et administratifs. La politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et la PSDC ne sont pas soumises à la procédure législative ordinaire (article 24 du traité sur l’Union européenne). Par conséquent, les institutions européenne ne peuvent…

Laboratoire de l'IRSEM, 2011[2] Policy Paper | Faure Samuel. 2011. « Quel(s) moteur(s) pour quelle(s) Union(s) ?« . IRSEM Papers online. 2: 45-51.

Premières lignes – « La France, pour sa part, veut être aux premiers rangs de ce projet d’unification politique progressive [l’Union européenne], qui ne signifie pas uniformisation, mais mise en commun, partage de destins, force et espoir collectifs. Elle agira pour une Union européenne plus unie, plus forte, plus affirmée dans les domaines de la sécurité et de la défense, notamment dans la réponse aux risques et défis qui viennent d’être exposés et qui concernent l’humanité. Le potentiel européen doit être amplifié, défendu et valorisé collectivement (…) ». C’est ainsi qu’est introduit le chapitre 4 « L’ambition européenne » du Livre blanc (LBDSN 2008 : 81-98) sur la Défense et la Sécurité nationale de 2008 (LBDSN). L’objectif stratégique « européen » assigné à l’État français pour les années à venir est alors clairement défini. soutenir le processus d’intégration européenne dans le domaine de la sécurité et de la défense. Dans quelle mesure ce but a-t-il été atteint ? Quel(s) moteur(s) pour quelle(s) Union(s) ? Comment réactiver le projet d’une « Europe de la Défense » ? Quel avenir pour la PSDC ?

Cahiers de l'IRSEM, 1, 2009[1] Policy Paper | Charillon Frédéric, Ramel Frédéric (dir.). 2010. « Action extérieure et Défense : L’influence française à Bruxelles ». IRSEM Papers. Paris. 1. 78p.

Premières lignes -L’Europe de la défense et plus généralement celle de l’action extérieure, est entrée fin 2009 dans une nouvelle phase. La mise en oeuvre du traité de Lisbonne, avec ces nouveaux instruments en matière de politique étrangère et de défense (notamment le développement d’un service européen pour l’action extérieure, mais aussi avec son nouveau processus décisionnel, et la nomination, déjà, de quelques acteurs clefs), campe un nouveau paysage stratégique. Pour la Fraance, cette évolution est accentuée par la décision de réintégrer le commandement intégré de l’Otan, rendue effective en 2009, qui pose à la fois la question de l’influence française au sein des instances atlantiques, et celle de la capacité à garantir celle-ci sans dégarnir l’autre front, celui de l’Union européenne. Dans ce nouveau contexte, quels sont les instruments dont dispose la France pour faire entendre sa voix, ses préférences, pour faire connaître et défendre ses options ? Sinon imposer ses vues ? Quelles sont-elles d’ailleurs ?

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