Book Reviews [4]

CJP47_04

[4] Faure, Samuel B.H. 2015. « Bickerton, Christopher J. 2013. European Integration. From member States to Member States. Oxford: Oxford University Press ». Canadian Journal of Political Science. 48 (2) : 478-480.

First Lines – The European Union (UE) is an ‘unidentified political object’ in the words of Jacques Delors, ‘less than a federation, more than a regime’, in those of William Wallace (1983). How to conceptualize this persistent puzzle? For some, the EU is a ‘regulatory state’ (Majone, 1994), an ‘intergovernmental regime’ (Moravcsik, 1998), for others, a ‘multi-level governance’ (Hooghe and Marks, 2001), a ‘neo-medieval empire’ (Zielonka, 2006) and a ‘system of differentiated integration’ (Leuffen and al., 2012). Christopher J. Bickerton defines the EU as a ‘union of member states’ that is the result of the transformation of the state in Europe. The member states are at the centre of the Union and the decisions are made by…

RFSP 2013[3] Faure, Samuel B.H. 2013. « Leuffen, Dirk, Rittberger, Berthold, Schimmelfennig, Frank. 2012. Differentiated Integration. Explaining Variation in the European Union. Basingstoke: Palgrave Macmillan ». Revue française de science politique. 63 (3-4) : 704-706.

Premières lignes – L’Union européenne n’est ni un État, ni une organisation internationale (OI). Elle est « moins qu’une fédération, plus qu’un régime ». Ces caractérisations par la négative de l’ordre politique (polity) européen ne sont pas considérés comme erronées par Dirk Leuffen, Berthold Rittberger et Frank Schimmelfennig. Toutefois, ils les estiment insuffisantes pour dire ce qu’est l’UE et expliquer les « Abweichungstrecht » ou variations politiques constatées en son sein. L’UE est conceptualisée comme un « système d’intégration différenciée » c’est-à-dire comme une « Europe avec un noyau organisationnel et d’États membres mais avec un niveau de centralisation (« l’intégration verticale ») et d’extension territoriale (« l’intégration horizontale ») qui varient par fonction » (p. 10). La modélisation du polity-building passe par l’analyse du policy-making dans…

Critique internationale, 2012[2] Faure, Samuel. 2012. « Favell, Adrian, Guiraudon, Virginie (dir.). 2011. Sociology of the European Union. Palgrave Macmillan ». Critique Internationale. 54 (1) : 199-202.

Première lignes – Fruit d’un travail collectif commencé il y a une dizaine d’années, Sociology of the European Union s’ouvre sur une critique de la littérature consacrée à l’Union européenne (UE) et dominée par le courant néo-institutionnaliste (Hall, Taylor, Meyer, DiMaggio, Powell), dont les analyses portent presque exclusivement sur l’influence des structures institutionnelles et bureaucratiques sur les comportements individuels. Adrian Favell et Virginie Guiraudon estiment que cette démarche, excessivement macro, n’a pas pris suffisamment en compte les agents européens qui composent ces structures. Qui sont-ils ? Comment prennent-ils leurs décisions ? Quel sens donnent-ils à leurs actions ? Pour caractériser l’approche néo-institutionnaliste, A.Favell et V.Guiraudon évoquent une « vision stratosphérique de l’UE », Michael Smith parle d’une « vue trop aérienne » et Neil Fligstein compare les études européennes à…

Politique étrangère, 2011[1] Faure, Samuel. 2011. « Irondelle, Bastien. 2011. La réforme des armées en France. Sociologie de la décision. Paris : Presses de Sciences Po ». Politique étrangère. 4 : 924-925.

Premières lignes – Résultat d’un travail de recherche approfondi, initié en doctorat il y a une dizaine d’années, La réforme des armées en France est appelée à devenir un classique en études stratégiques par sa cohérence théorique et sa rigeur empirique. Dans cet ouvrage, Bastien Irondelle s’intéresse à la principale réforme de la politique française de défense dans les années 1990, dont il vise l’explication : la réforme des armées de 1996. La France décide de mettre fin au service militaire obligatoire. La conscription laisse place à l’armée de métier, c’est-à-dire à la professionnalisation des armées. Mais qui en a décidé ainsi, et pourquoi ce choix public a-t-il été préféré à d’autres ? Comment un « changement aussi radical » a-t-il pu se produire dans un domaine – la défense – caractérisé par la continuité, la routine et la tradition ? Allant à rebours de l’idée selon laquelle la politique de défense ne peut être réformée, défendue…

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