Policy Papers [6]

[6] Chopin, Thierry, Faure, Samuel B.H. 2021. « 2022 Presidential Election: A Euroclash Between a “Liberal” and a “Neo-Nationalist” France Is Coming ». Intereconomics – Review of European Economic Policy. 56 (2) : 75-81.

First Lines – How could the 2022 French presidential election impact the dynamics of European integration? Generally speak- ing, there is an increasingly strong link between national elections and domestic politics on the one hand and European issues on the other (Bulmer and Lequesne, 2020). From the point of view of the national context in France, the presidential political system gives major importance to this election because the most strategic decisions with European partners are still made by the president – all the more so in a context of crises that reinforce the role of the European Council (Wessels, 2015). The EU has been marked since the beginning of the 21st century by a “polycrisis” (Juncker, 2016) that has strengthened the institutional position of the European Council (Bickerton et al., 2015). Moreover, the current COVID-19 crisis poses a number of challenges to the citizens of EU member states that have a clear European dimension, such as economic recovery, energy transition, defence policy, etc.

[5] Faure, Samuel B.H. 2014. « Politique industrielle : échanges stratégiques au sein du Triangle de Weimar ». IRSEM’s Letter. 3: 27-29.

Premières lignes – La politique industrielle européenne a fait l’objet d’une conférence organisée à Cracovie en février 2014 interrogeant le Triangle de Weimar comme cadre institutionnel approprié pour répondre aux enjeux européens de sécurité et de défense. Le Triangle de Weimar correspond à une arène de coopération informelle instituée en 1991 entre l’Allemagne, la France et la Pologne. Cette conférence dite du « Triangle économique de Weimar » était organisée à l’initative de la présidence de la République polonaise, avec le soutien des ambassades de France et d’Allemagne en Pologne, du ministère polonais de l’économie ainsi que des organisations patronales allemande (BDI), française (MEDEF) et polonaise (Lewiatan). Elle a rassemblé, au sein de la grande et historique université Jagelon, plusieurs centaines de décideurs politiques, d’industriels et d’experts allemands, français, polonais et de l’Union européenne (UE). Le président de la République polonaise, Bronislaw Komoroswki, les ministres allemand et polonais de l’économie, Sigmar Gabriel et Janusz Pietchocinski, le ministre français du redressement productif, Arnaud Montebourg et le commissaire européen du budget, Janusz Lewandowski, sont intervenus. Cette conférence internationale s’est déroulée dans un contexte de…

[4] Faure, Samuel B.H. 2013. « Carte Blanche : Gouvernance européenne de la défense à Bruxelles ». Carto : Le monde des cartes. 19: 56.

Premières lignes – À Bruxelles, la constitution d’une gouvernance européenne de la défense, c’est-à-dire d’un ensemble hétéroclite d’acteurs entretenant des relations d’interdépendance institutionnalisées, est observée depuis la fin du XXe siècle. Ces acteurs sont gouvernementaux ou non gouvernementaux, civils ou militaires, politico-administratifs ou industriels, multinationaux, transnationaux ou supranationaux. Ils échangent quotidiennement lors de réunions formelles et informelles. Les diplomates, les militaires et les hauts fonctionnaires des 28 représentations permanentes des États membres de l’Union européenne (UE) se rencontrent chaque semaine. Ils élaborent et mettent en oeuvre la politique de sécurité et de défense commune et préparent les réunions mensuelles des 28 ministres de la Défense. L’Agence européenne de la défense (AED) est « dans la boucle » sur les enjeux capacitaires. Plus rarement…

[3] Faure, Samuel B.H. 2013. « Qui gouverne la défense européenne ? Les réseaux de la Politique de sécurité et de défense commune ». CERI-Sciences Po.

Premières lignes – Un réseau politique est un ensemble de relations de pouvoir entretenues par des décideurs gouvernementaux (civils et militaires) et non gouvernementaux (industriels, lobbyistes). Ces relations de pouvoir sont institutionnalisées, c’est-à-dire stabilisées dans le temps, et relativement différenciées ou closes dans l’espace. Elles peuvent être formelles ou informelles et s’étendre au-delà des frontières nationales. La Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) recouvre plusieurs réseaux, dont certains façonnent davantage le processus décisionnel que d’autres. Correspondant aux compétences limitées de l’Union européenne (UE) en matière de sécurité et de défense, la PSDC se caractérise d’abord par des réseaux transgouvernementaux formels, politiques et administratifs. La politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et la PSDC ne sont pas soumises à la procédure législative ordinaire (article 24 du traité sur l’Union européenne). Par conséquent, les institutions européenne ne peuvent…

[2] Faure Samuel. 2011. « Quel(s) moteur(s) pour quelle(s) Union(s) ?« . IRSEM Papers online. 2: 45-51.

Premières lignes – « La France, pour sa part, veut être aux premiers rangs de ce projet d’unification politique progressive [l’Union européenne], qui ne signifie pas uniformisation, mais mise en commun, partage de destins, force et espoir collectifs. Elle agira pour une Union européenne plus unie, plus forte, plus affirmée dans les domaines de la sécurité et de la défense, notamment dans la réponse aux risques et défis qui viennent d’être exposés et qui concernent l’humanité. Le potentiel européen doit être amplifié, défendu et valorisé collectivement (…) ». C’est ainsi qu’est introduit le chapitre 4 « L’ambition européenne » du Livre blanc (LBDSN 2008 : 81-98) sur la Défense et la Sécurité nationale de 2008 (LBDSN). L’objectif stratégique « européen » assigné à l’État français pour les années à venir est alors clairement défini. soutenir le processus d’intégration européenne dans le domaine de la sécurité et de la défense. Dans quelle mesure ce but a-t-il été atteint ? Quel(s) moteur(s) pour quelle(s) Union(s) ? Comment réactiver le projet d’une « Europe de la Défense » ? Quel avenir pour la PSDC ?

[1] Charillon Frédéric, Ramel Frédéric et al. 2010. « Action extérieure et Défense : L’influence française à Bruxelles ». IRSEM Papers. Paris. 1. 78p.

Premières lignes -L’Europe de la défense et plus généralement celle de l’action extérieure, est entrée fin 2009 dans une nouvelle phase. La mise en oeuvre du traité de Lisbonne, avec ces nouveaux instruments en matière de politique étrangère et de défense (notamment le développement d’un service européen pour l’action extérieure, mais aussi avec son nouveau processus décisionnel, et la nomination, déjà, de quelques acteurs clefs), campe un nouveau paysage stratégique. Pour la Fraance, cette évolution est accentuée par la décision de réintégrer le commandement intégré de l’Otan, rendue effective en 2009, qui pose à la fois la question de l’influence française au sein des instances atlantiques, et celle de la capacité à garantir celle-ci sans dégarnir l’autre front, celui de l’Union européenne. Dans ce nouveau contexte, quels sont les instruments dont dispose la France pour faire entendre sa voix, ses préférences, pour faire connaître et défendre ses options ? Sinon imposer ses vues ? Quelles sont-elles d’ailleurs ?