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Lettre de l'IRSEM[6] Policy Paper | Faure, Samuel B.H. 2014. « Politique industrielle : échanges stratégiques au sein du Triangle de Weimar ». IRSEM’s Letter. 3: 27-29.

Premières lignes – La politique industrielle européenne a fait l’objet d’une conférence organisée à Cracovie en février 2014 interrogeant le Triangle de Weimar comme cadre institutionnel approprié pour répondre aux enjeux européens de sécurité et de défense. Le Triangle de Weimar correspond à une arène de coopération informelle instituée en 1991 entre l’Allemagne, la France et la Pologne. Cette conférence dite du « Triangle économique de Weimar » était organisée à l’initative de la présidence de la République polonaise, avec le soutien des ambassades de France et d’Allemagne en Pologne, du ministère polonais de l’économie ainsi que des organisations patronales allemande (BDI), française (MEDEF) et polonaise (Lewiatan). Elle a rassemblé, au sein de la grande et historique université Jagelon, plusieurs centaines de décideurs politiques, d’industriels et d’experts allemands, français, polonais et de l’Union européenne (UE). Le président de la République polonaise, Bronislaw Komoroswki, les ministres allemand et polonais de l’économie, Sigmar Gabriel et Janusz Pietchocinski, le ministre français du redressement productif, Arnaud Montebourg et le commissaire européen du budget, Janusz Lewandowski, sont intervenus. Cette conférence internationale s’est déroulée dans un contexte de…

Réseaux, 2012[5] Translation | Grange, Jean (collective initiated by Pierre Mercklé, ENS Lyon). 2013. « Classes sociales et réseaux dans une île de Norvège ». Réseaux. 6 (182): 209-237. French translation from Barnes, John, A. 1954. « Class and Committees in a Norwegian Island Parish ». Human Relations. 7: 39-58.

Premières lignes – Quand nous étudions l’organisation sociale d’une société simple, nous cherchons à comprendre l’ensemble des modes d’interaction entre ses membres. Dans un tel cas, nous n’avons aucune peine à considérer son organisation politique, sa structure de sociabilité, son système de parenté, le jeu des affinités et toutes les autres formes d’interaction qui s’y jouent comme des composantes d’un même univers de discours, comme si elles avaient le même statut pour l’analyse. Et nous nous efforçons de montrer que ce sont les mêmes facteurs externes, les mêmes principes d’organisation et les mêmes valeurs qui exercent leur influence sur ces différentes dimensions de la vie sociale. Ce travail, bien que complexe, a déjà été mené à bien pour un nombre croissent de sociétés simples, et il est raisonnable de penser que nous avons désormais une idée de ce à quoi ressemblent ces sociétés dans leur ensemble. Mais dès que que nous sommes confrontés à la…

Carto, 2013[4] Map | Faure, Samuel B.H. 2013. « Carte Blanche : Gouvernance européenne de la défense à Bruxelles (in partnership with the CERI and the Mapping Department, SciencesPo) ». Carto : Le monde des cartes. 19: 56.

Premières lignes – À Bruxelles, la constitution d’une gouvernance européenne de la défense, c’est-à-dire d’un ensemble hétéroclite d’acteurs entretenant des relations d’interdépendance institutionnalisées, est observée depuis la fin du XXe siècle. Ces acteurs sont gouvernementaux ou non gouvernementaux, civils ou militaires, politico-administratifs ou industriels, multinationaux, transnationaux ou supranationaux. Ils échangent quotidiennement lors de réunions formelles et informelles. Les diplomates, les militaires et les hauts fonctionnaires des 28 représentations permanentes des États membres de l’Union européenne (UE) se rencontrent chaque semaine. Ils élaborent et mettent en oeuvre la politique de sécurité et de défense commune et préparent les réunions mensuelles des 28 ministres de la Défense. L’Agence européenne de la défense (AED) est « dans la boucle » sur les enjeux capacitaires. Plus rarement…

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[3] Policy Paper | Faure, Samuel B.H. 2013. « Qui gouverne la défense européenne ? Les réseaux de la Politique de sécurité et de défense commune ». CERI-Sciences Po.

Premières lignes – Un réseau politique est un ensemble de relations de pouvoir entretenues par des décideurs gouvernementaux (civils et militaires) et non gouvernementaux (industriels, lobbyistes). Ces relations de pouvoir sont institutionnalisées, c’est-à-dire stabilisées dans le temps, et relativement différenciées ou closes dans l’espace. Elles peuvent être formelles ou informelles et s’étendre au-delà des frontières nationales. La Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) recouvre plusieurs réseaux, dont certains façonnent davantage le processus décisionnel que d’autres. Correspondant aux compétences limitées de l’Union européenne (UE) en matière de sécurité et de défense, la PSDC se caractérise d’abord par des réseaux transgouvernementaux formels, politiques et administratifs. La politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et la PSDC ne sont pas soumises à la procédure législative ordinaire (article 24 du traité sur l’Union européenne). Par conséquent, les institutions européenne ne peuvent…

Laboratoire de l'IRSEM, 2011[2] Policy Paper | Faure Samuel. 2011. « Quel(s) moteur(s) pour quelle(s) Union(s) ?« . IRSEM Papers online. 2: 45-51.

Premières lignes – « La France, pour sa part, veut être aux premiers rangs de ce projet d’unification politique progressive [l’Union européenne], qui ne signifie pas uniformisation, mais mise en commun, partage de destins, force et espoir collectifs. Elle agira pour une Union européenne plus unie, plus forte, plus affirmée dans les domaines de la sécurité et de la défense, notamment dans la réponse aux risques et défis qui viennent d’être exposés et qui concernent l’humanité. Le potentiel européen doit être amplifié, défendu et valorisé collectivement (…) ». C’est ainsi qu’est introduit le chapitre 4 « L’ambition européenne » du Livre blanc (LBDSN 2008 : 81-98) sur la Défense et la Sécurité nationale de 2008 (LBDSN). L’objectif stratégique « européen » assigné à l’État français pour les années à venir est alors clairement défini. soutenir le processus d’intégration européenne dans le domaine de la sécurité et de la défense. Dans quelle mesure ce but a-t-il été atteint ? Quel(s) moteur(s) pour quelle(s) Union(s) ? Comment réactiver le projet d’une « Europe de la Défense » ? Quel avenir pour la PSDC ?

Cahiers de l'IRSEM, 1, 2009[1] Policy Paper | Charillon Frédéric, Ramel Frédéric (dir.). 2010. « Action extérieure et Défense : L’influence française à Bruxelles ». IRSEM Papers. Paris. 1. 78p.

Premières lignes -L’Europe de la défense et plus généralement celle de l’action extérieure, est entrée fin 2009 dans une nouvelle phase. La mise en oeuvre du traité de Lisbonne, avec ces nouveaux instruments en matière de politique étrangère et de défense (notamment le développement d’un service européen pour l’action extérieure, mais aussi avec son nouveau processus décisionnel, et la nomination, déjà, de quelques acteurs clefs), campe un nouveau paysage stratégique. Pour la Fraance, cette évolution est accentuée par la décision de réintégrer le commandement intégré de l’Otan, rendue effective en 2009, qui pose à la fois la question de l’influence française au sein des instances atlantiques, et celle de la capacité à garantir celle-ci sans dégarnir l’autre front, celui de l’Union européenne. Dans ce nouveau contexte, quels sont les instruments dont dispose la France pour faire entendre sa voix, ses préférences, pour faire connaître et défendre ses options ? Sinon imposer ses vues ? Quelles sont-elles d’ailleurs ?