EU defence policy

Capture d’écran 2017-04-11 à 16.52.52.png9 | Article |  Faure Samuel B.H. 2017. The Nation, Bureaucratic Functionality, and EU Institutions: Three Socialization Worlds of CSDP Actors. St Antony’s International Review. 12 (2) : 190-206.

Abstract – This paper engages with the theoretical debates about the emergence of a European Union (EU) strategic culture by focusing on social representations of the Common Security and Defence Policy (CSDP) actors. Using a case study of military cooperation areas, during a period of security crises (2008–2014), two research questions are addressed: (1) What are CSDP actors’ social representations on military cooperation areas? (2) How do national, functional, and institutional socialization processes shape the emergence of the EU strategic culture? The paper shows that (1) CSDP actors have sharply state-centric social representations of defence and security issues. Nevertheless, the European security field is not only structured by the national cleavage between states, and especially between great powers in Europe, but also by transnational political cleavages. As regards military cooperation areas, CSDP actors share a set of social representations in favour of European cooperation through the CSDP rather than transatlantic cooperation through NATO. Their social representations are not reducible to their national preferences and suggest the emergence of an EU strategic culture. (2) This EU strategic culture is shaped within three areas or worlds of socialization: one national (the nation) and two transnational (bureaucratic functionality and EU institutions). This paper is based on a questionnaire of closed questions and on a set of semi-structured interviews, which investigated networks and social representations of CSDP actors in France, Germany, the United Kingdom (which are the three main military players in Europe), and in EU institutions. This paper contributes to the field of EU studies by offering a sociological perspective on the CSDP.

9782200620127-001-T8 | Chapter | Faure, Samuel B.H. 2017. « Pourquoi la défense européenne est-elle impuissante ? » dans Le Gouriellec Sonia (dir.), Notre monde est-il plus dangereux ?. Paris : Armand Colin. 117-122.

Résumé du livre – Notre politique étrangère est-elle dominée par les États-Unis ? Les terroristes sont-ils des barbares, fous et idiots ? Israël est-il un modèle de sécurité à suivre ? Une guerre peut-elle éclater en mer de Chine du Sud ou entre l’Iran et l’Arabie Saoudite ? Doit-on craindre une guerre de civilisations ? La violence a-t-elle augmenté ? Cet ouvrage entend faire le point sur certain nombre d’interrogations concernant sles questions globales, dont les répercussions peuvent avoir un effet sur la stabilité du système international.

Premières lignes du chapitre – L’Union européenne (UE) est impuissante pour assurer la sécurité des citoyens et la défense de ses États membres. Cette évidence est répétée par nombre d’hommes politiques et d’éditorialistes, preuves à l’appui. En 2011, l’UE n’est pas intervenue militairement en Libye lors de la chute du régime autoritaire dirigé par le colonel Mouammar Kadhafi. En 2014, l’UE n’a pas pu empêcher l’annexion de la Crimée en Ukraine par la Russie de Vladimir Poutine. En 2015 et en 2016, l’UE n’a pas su prévenir les attaques terroristes perpétrées par Daesch à Berlin, Bruxelles, Nice et Paris. En 2017, l’UE n’a pas réussi à endiguer la guerre civile dans la Syrie de Bachar el-Assad. Celles et ceux qui rappellent ces évènements avec exactitude, omettent de préciser que l’action de l’UE dans le domaine de la défense est gouvernée par les acteurs étatiques, et que ses ressources pour élaborer et mettre en oeuvre une politique commune sont circonscrites.

couvert-de-fense-filet7 | Monograph | Faure, Samuel B.H. 2016. La défense européenne. Émergence d’une culture stratégique commune. Montréal : Athéna éditions. 236 p.

Résumé – Dans le débat public, le politique, le citoyen ou le scientifique perçoivent généralement la défense européenne comme un idéal à atteindre, une absurdité à combattre ou un instrument politique. Cet ouvrage propose une lecture différente en considérant plutôt la politique de défense comme un fait social. S’appuyant sur une enquête par entretiens et questionnaires auprès d’agents militaires, politiques et administratifs européens, Samuel B.H. Faure montre l’émergence d’une culture stratégique commune propre aux agents de la défense européenne.

6 | Article | FaPolitique européenne, 48, 2015ure Samuel B.H., Hoeffler Catherine. 2015. L’ « européanisation sans l’Union européenne » ? Penser le changement des politiques militaires. Politique européenne. 48 (2): 8-27.

Premières lignes – L’une des conséquences de la spécialisation du travail scientifique (Elias, 1991 ; Hall, 2007 ; Bickerton, 2012 ; Lahire, 2012) est le développement d’un jargon propre à un domaine d’études qui est difficilement intelligible par tout un chacun. Les études européennes n’échappent pas à cet écueil. « Intégration européenne », « européanisation », « UEisation », « institutionnalisation européenne », « bruxellisation » : un ensemble de concepts a été développé dans le but d’objectiver les développements politiques de l’Europe, incluant les dynamiques verticales d’intégration et les dynamiques horizontales entre pays européens. Il n’est pas évident de les distinguer en raison des définitions approximatives ou mouvantes, des usages différents d’un même concept ou du même usage de plusieurs concepts. …

Carto, 20135 | Map | Faure, Samuel B.H. 2013. « Carte Blanche : Gouvernance européenne de la défense à Bruxelles (in partnership with the CERI and the Mapping Department, SciencesPo) ». Carto : Le monde des cartes. 19: 56.

Premières lignes – À Bruxelles, la constitution d’une gouvernance européenne de la défense, c’est-à-dire d’un ensemble hétéroclite d’acteurs entretenant des relations d’interdépendance institutionnalisées, est observée depuis la fin du XXe siècle. Ces acteurs sont gouvernementaux ou non gouvernementaux, civils ou militaires, politico-administratifs ou industriels, multinationaux, transnationaux ou supranationaux. Ils échangent quotidiennement lors de réunions formelles et informelles. Les diplomates, les militaires et les hauts fonctionnaires des 28 représentations permanentes des États membres de l’Union européenne (UE) se rencontrent chaque semaine. Ils élaborent et mettent en oeuvre la politique de sécurité et de défense commune et préparent les réunions mensuelles des 28 ministres de la Défense. L’Agence européenne de la défense (AED) est « dans la boucle » sur les enjeux capacitaires. Plus rarement…

ceri4 | Policy Paper | Faure, Samuel B.H. 2013. « Qui gouverne la défense européenne ? Les réseaux de la Politique de sécurité et de défense commune ». CERI-Sciences Po.

Premières lignes – Un réseau politique est un ensemble de relations de pouvoir entretenues par des décideurs gouvernementaux (civils et militaires) et non gouvernementaux (industriels, lobbyistes). Ces relations de pouvoir sont institutionnalisées, c’est-à-dire stabilisées dans le temps, et relativement différenciées ou closes dans l’espace. Elles peuvent être formelles ou informelles et s’étendre au-delà des frontières nationales. La Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) recouvre plusieurs réseaux, dont certains façonnent davantage le processus décisionnel que d’autres. Correspondant aux compétences limitées de l’Union européenne (UE) en matière de sécurité et de défense, la PSDC se caractérise d’abord par des réseaux transgouvernementaux formels, politiques et administratifs. La politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et la PSDC ne sont pas soumises à la procédure législative ordinaire (article 24 du traité sur l’Union européenne). Par conséquent, les institutions européenne ne peuvent…

Dumoulin, Manigart, 20113 | Chapter | Mérand Frédéric, Bonneu Mathias, Faure Samuel. 2011. « Les acteurs spécialisés : l’opinion des praticiens de la PESD » dans Dumoulin André (dir.), Opinions publiques et Politique européenne de sécurité et de défense : acteurs, positions, évolutions. Louvain-la-Neuve : Bruylant. 299-319.

Résumé du livre – Dans le long processus d’affirmation de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) au sein de l’Union, l’opinion publique est devenue une variable stratégique non négligeable. Sans le soutien du public, il est en effet vraisemblable que des progrès substantiels seront difficiles à réaliser. Aussi, dans le Rapport sus la mise en oeuvre de la Stratégie européenne de sécurité, adopté par les Etats membres en décembre 2008, il est précisé qu’il « est essentiel de conserver le soutien du public en faveur de notre engagement au niveau mondial ». Si un grand nombre d’auteurs ont analysé les implications stratégiques de cette PESD, relativement peu d’attention a jusqu’ici été portée à l’analyse de cette opinion publique et encore moins à la manière dont les acteurs politiques peuvent essayer de l’informer, voire de l’influencer pour favoriser l’éclosion de cette identité collective européenne de sécurité et de défense.

Laboratoire de l'IRSEM, 20112 | Policy Paper | Faure Samuel. 2011. « Quel(s) moteur(s) pour quelle(s) Union(s) ?« . IRSEM Papers online. 2: 45-51.

Premières lignes – « La France, pour sa part, veut être aux premiers rangs de ce projet d’unification politique progressive [l’Union européenne], qui ne signifie pas uniformisation, mais mise en commun, partage de destins, force et espoir collectifs. Elle agira pour une Union européenne plus unie, plus forte, plus affirmée dans les domaines de la sécurité et de la défense, notamment dans la réponse aux risques et défis qui viennent d’être exposés et qui concernent l’humanité. Le potentiel européen doit être amplifié, défendu et valorisé collectivement (…) ». C’est ainsi qu’est introduit le chapitre 4 « L’ambition européenne » du Livre blanc (LBDSN 2008 : 81-98) sur la Défense et la Sécurité nationale de 2008 (LBDSN). L’objectif stratégique « européen » assigné à l’État français pour les années à venir est alors clairement défini. soutenir le processus d’intégration européenne dans le domaine de la sécurité et de la défense. Dans quelle mesure ce but a-t-il été atteint ? Quel(s) moteur(s) pour quelle(s) Union(s) ? Comment réactiver le projet d’une « Europe de la Défense » ? Quel avenir pour la PSDC ?

1 | Article | MérandEuropean Security Frédéric, Bonneu Mathias, Faure Samuel. 2009. What do ESDP Actors Want ? An Exploratory Analysis. European Security. 18 (3): 327-344.

Abstract – This paper analyzes the preferences of European defense actors vis-à-vis the European security and defense policy (ESDP) with a view to identifying the main ideational points of convergence and fault lines that structures this policy domain. In an exploratory analysis that relies on an original data-set compiled from systematic interviws conducted with 73 ESDP actors in France, the UK, Germany, and Brussels, we address two research questions. First, what do ESDP actors think about ESDP? Second, can we classify their preferences according to sociological factors that underpin the ESDP domain? To conceptualize the belief system of ESDP actors, we propose a typology that distinguishes (1) the social context in which ESDP actors are embedded and (2) the specific ESDP aspects about which preferences are shaped. Our results suggest that both national and occupational variables play an important role in explaining the preferences of ESDP actors.