[17] Faure, Samuel B. H. and Lequesne, Christian (eds.), 2023, The Elgar Companion to the European Union, London, Edward Elgar, 388 pages.
Information – Constituting a major contribution to the literature on the European Union (EU), this comprehensive Companion analyses the structure and value of the EU, capturing the normality of its politics alongside crises and political breakdown. Examining the EU through the lenses of political science, history, law, sociology and international political economy, the Companion provides a holistic outline of the methodological controversies and core theoretical approaches in European studies. Taking a closer look into the governance of and regulation within the EU, chapters consider its range of actors and decision-making processes before exploring the regulation and redistributive policies of the internal market. Forward-thinking, the Companion concludes with a discussion of the EU’s strategies in responding to issues of increasingly global significance, including climate change, migration and war. Reflecting on the evolution of politics beyond the nation-state, it predicts a shift in the EU’s raison d’être from inward narratives of internal prosperity to outward narratives of increasingly competitive international power. International and interdisciplinary in scope, the contributions will be invaluable to students and scholars of international and EU politics, policy and relations. Tracing the potential future directions of the EU, it will also be a vital resource to policymakers working in EU regulation and governance.
[16] Faure, Samuel B. H. and Lequesne, Christian, 2023, “Introduction: Understanding the European Union in the 21st century” in Faure, Samuel B. H. and Lequesne, Christian (eds.), The Elgar Companion to the European Union, London, Edward Elgar, 1-11.
Chapter first lines - There is often a temptation to analyse the European Union through its crises. However, it is an analytical limit to consider the European Union only in terms of crises. It also produces rules on a daily basis that affect the economic and political future of European Member States without necessarily being the subject of extensive conflict. There is a normality in the political work of the European Union that must not be forgotten simply because of the focus on history making events such as Brexit or the debt crisis within the Economic and Monetary Union. For anyone thinking about a Companion to the European Union, the question of its structure and special added value immediately arises. The main challenge is precisely how to capture the normality of the European Union’s politics without neglecting moments of crisis and political breakdown. This is exactly what we are proposing in this edition.
[15] Avril, Lola, Faure, Samuel B. H. and Lebrou, Vincent (dir.), 2023, "C'est la crise". Contribution à une sociologie politique de l'action publique européenne, Bruxelles, Peter Lang, 286 pages.
Résumé – Cet ouvrage, qui rassemble onze contributions, analyse la « polycrise » qui traverse l’Union européenne au XXIe siècle. Fruit du travail réalisé au sein du Groupe de recherche sur l’Union européenne (GrUE), il déploie une approche de sociologie politique reposant sur des enquêtes de terrain de Bruxelles aÌ Paris en passant par Berlin et Londres. Au fil des chapitres, les contributions analysent différentes crises (Grande Récession, attaques terroristes, Brexit, Covid-19) afin d’initier une réflexion transversale sur l’élaboration, la mise en œuvre et la légitimation de l’action publique européenne et ses transformations. Plutôt que d’interroger ce que les crises font aÌ l’Europe, cet ouvrage questionne ce que les acteurs font et défont « au nom de la crise ». Par ce déplacement du regard, la crise n’est plus perçue comme une succession de chocs exogènes qui produiraient « plus ou moins d’Europe » mais comme un registre d’action, une ressource politique et un objet de mobilisation démocratique.
[14] Avril, Lola, Faure, Samuel B. H. et Lebrou, Vincent, 2023, “Un certain cadrage de l’action publique européenne” dans Avril, Lola, Faure, Samuel B. H. et Lebrou, Vincent (dir.), « C’est la crise ». Contribution à une sociologie politique de l’action publique européenne, Bruxelles, Peter Lang, 17-29.
Premières lignes - Il ne se passe pas une semaine sans qu’une crise européenne ne capte l’attention des acteurs politiques et médiatiques. Depuis février 2022, le conflit en Ukraine a largement accaparé le travail des représentants des institutions de l’Union européenne (UE) et des États membres qui n’avaient pas anticipé le retour de la guerre aux frontières du continent. En décembre de la même année, c’est le Parlement européen qui était secoué par une affaire de corruption impliquant sa vice-présidente, Éva Kaïlí, remettant en cause l’ensemble des politiques de transparence des institutions de l’UE. Durant les deux années précédentes, la gestion de la pandémie liée au Covid-19 avait fait disparaître des unes des journaux le Brexit qui avait, pourtant, saturé l’agenda politique et l’espace médiatique entre 2016 et 2019. Chaque fois, ces évènements ont été présentés comme des crises, qu’elles soient politique, sanitaire ou encore institutionnelle.
[13] Avril, Lola, Faure, Samuel B. H. et Lebrou, Vincent, 2023, “Sociologie politique des crises européennes” dans Avril, Lola, Faure, Samuel B. H. et Lebrou Vincent (dir.), « C’est la crise ». Contribution à une sociologie politique de l’action publique européenne, Bruxelles, Peter Lang, 31-52.
Premières lignes - En 2022, le mot « crise » est apparu dans plus de 340 communiqués de presse de la Commission européenne sur les 1023 publiés. Le terme est employé pour des mesures touchant aussi bien à la « crise du climat et de la biodiversité », à la « crise alimentaire », à un « dispositif d’encadrement temporaire de crise pour les aides d’État3 » ou encore à l’occasion de la publication d’un « code de bonnes pratiques » pour lutter contre la désinformation, notamment dans un contexte de « crises, telles que la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine ». Loin de renvoyer à une éventuelle déstabilisation, ces évocations successives ont souvent permis aux principaux acteurs politiques de l’UE de légitimer le rôle de la crise comme vecteur de renforcement du projet européen.
[12] Avril, Lola, Faure, Samuel B. H. et Lebrou, Vincent, 2023, “Des crises à l’agenda politique aux crises éclipsées de l’Europe” dans Avril Lola, Faure Samuel B. H. and Lebrou Vincent (eds.), « C’est la crise ». Contribution à une sociologie politique de l’action publique européenne, Bruxelles, Peter Lang, 275-281.
Chapter first lines - À l’heure de refermer cet ouvrage consacré à la manière dont les acteurs européens se sont saisis politiquement des crises traversées par l’UE depuis le début du XXIe siècle, un retour réflexif s’impose quant aux ambitions théoriques et méthodologiques présentées en introduction. On peut, d’abord, constater une prédominance des crises les plus marquantes du début du XXIe siècle dans les chapitres suivant la partie introductive. On se situe en somme dans la continuité de l’une des principales conclusions de Cyril Benoît et Hugo Canihac : il existe une perméabilité, à laquelle cet ouvrage n’échappe finalement pas, entre les usages savants et indigènes de la crise, celle-ci étant accentuée par un effet de porosité entre sphères politiques et académiques. Les contributions réunies traitent, en effet, de crises qui ont fortement occupé l’agenda européen des dernières années. Le cas du Brexit semble, sur ce plan, constituer un exemple pour le moins emblématique. Survenu en 2016, il est au cœur des contributions de Samuel Faure, d’Anne-Laure Riotte, d’Anja Thomas, de Florian Tixier ou encore de Morgan Le Corre-Juratic, Cal Le Gall et Virginie Van Ingelgom. La crise financière de 2008 et ses suites (Lola Avril), la crise migratoire de 2015 (Anne-Laure Riotte, Morgan Le Corre-Juratic et al.) ou encore celle survenue avec la démission de la Commission Santer à la fin des années 1990 (Vincent Lebrou) sont également analysées. Les questions de sécurité (Agathe Piquet), de défense (Samuel Faure) et de politique étrangère (Stéphanie Novak) ont attiré l’attention de plusieurs contributeurs, tout comme les enjeux démocratique et citoyen (Anja Thomas, Florian Tixier, Morgan Le Corre-Juratic et al.).
[11] Avril, Lola, Faure, Samuel B. H. et Lebrou, Vincent, 2022, Sur les effets de la « polycrise » de l’Union européenne, Revue française de science politique, 72 (6), 1021-1024.
Premières lignes – L’association récurrente des termes « Europe » et « crise » suggère qu’il s’agirait d’un horizon immuable qui s’impose autant au politique qu’au savant. Celui-ci semble d’autant plus incontournable que ce début de XXIème siècle serait marqué par une accélération du nombre de crises auxquelles l’Union européenne (UE) est confrontée. La présente lecture critique porte sur certaines d’entre elles – crise financière, crise migratoire et Brexit, notamment – et leur appréhension par des ouvrages récents qui éclairent la façon dont elles ont affecté l’UE, ses États membres et ses citoyens. Les trois références discutées ici partagent une approche comparative de cette « polycrise » et rassemblent des collectifs de chercheurs internationaux – quatre femmes et quatre hommes provenant de six pays, pour ce qui est des coordinateurs de ces volumes –, tout en ayant des formats et des approches différentes. La première référence étudiée, Governance and Politics in the Post-Crisis European Union, est un ouvrage collectif dirigé par Ramona Coman (Université libre de Bruxelles), Amandine Crespy (Université libre de Bruxelles) et Vivien A. Schmidt (Université de Boston), publié en 2020 chez Cambridge University Press.
[10] Faure, Samuel B. H., 2022, “La relance de la défense européenne : par les États, pour les États” dans Fernandez, Julian, Jeangène Vilmer, Jean-Baptiste et Massie, Justin (dir.), Le réveil européen et transatlantique, Paris, Éditions des Équateurs, 13-28.
Chapter first lines - Coopération structurée permanente (CSP), Fonds européen de défense (FED), Initiative européenne d’intervention (IEI), Facilité européenne pour la paix (FEP), Boussole stratégique : la politique européenne de la défense a connu, ces dernières années, l’activation et la création de nouveaux instruments d’action. À écouter certains dirigeants européens dont le chef de l’État français, cette « Europe de la défense » qui n’existait pas en 2017 a, enfin, une réalité et est en capacité de produire des effets, dont la constitution d’une « autonomie stratégique ». Cette idée selon laquelle il y aurait eu plus de réalisations politico-institutionnelles en deux ans qu’en vingt ans est discutée. Il s’agit également d’expliciter les raisons qui conduisent à penser que ce tournant politico-institutionnel est insuffisant pour dépasser les divergences nationales et renforcer une culture stratégique commune. Ce paradoxe apparent s’explique par l’ordre intergouvernemental qui continue de dominer cette politique: les États agissent davantage au sein de l’UE, mais sont, plus que jamais, les maîtres du jeu.
[9] Faure, Samuel B. H., 2021, La fin de l’Europe n’a pas eu lieu. Un état des lieux institutionnel, Questions internationales, 110.
Premières lignes – Le 23 juin 2016, une majorité d’électeurs britanniques décide de voter en faveur du Brexit. Le Premier ministre et Remainer David Cameron perd son pari contre le Brexiter, ancien maire de Londres et futur Premier ministre, Boris Johnson. Après plus de trois années de négociations, le Royaume-Uni quitte l’Union européenne (UE) le 31 janvier 2020. Pour la première fois de son histoire, l’UE perd un État membre, passant de vingt-huit à vingt-sept pays. Les experts de l’UE sont alors nombreux à prédire une désintégration européenne, le Danemark, l’Italie ou la Grèce, pourraient, à leur tour, quitter l’UE. Il est vrai que la crise produite par le Brexit intervient alors que l’UE fait face depuis le milieu des années 2000, à d’autres crises d’envergure : crise de la zone euro, crise migratoire liée à la guerre en Syrie, annexion de la Crimée en Ukraine par la Russie, attaques terroristes djihadistes. Il faut y ajouter, depuis l’hiver 2020, la gestion de la crise sanitaire liée à la Covid-19 qui accapare l’UE et ses États membres.
[8] Faure, Samuel B. H. et Lebrou, Vincent (dir.), 2020, L’Europe à géométrie variable. Renouveler l’analyse des logiques de différenciation de l’intégration européenne, Politique européenne, 67-68 (1-2), 249 pages.
Résumé – Depuis le début du XXIe siècle, les études européennes ont développé leur intérêt pour l’analyse de « l’Europe à géométrie variable ». Cette introduction propose un dialogue critique avec les théories classiques de l’intégration européenne qui conceptualisent la différenciation « horizontale » (variations territoriales) et la différenciation « verticale » (variations dans la centralisation du pouvoir d’une politique publique à une autre). Une troisième logique de différenciation dite « transversale » est proposée pour saisir les groupes professionnels qui travaillent à construire une Europe à géométrie variable pensée comme un fait social.
[7] Faure, Samuel B. H. et Lebrou, Vincent, 2019, Du mot d’ordre politique à la controverse académique : l’intégration différenciée est-elle l’avenir de l’Union européenne ?, Revue française de science politique, 69 (4), 689-693.
Premières lignes – Les tensions survenues au sein de la zone euro, la fragmentation de l’espace Schengen, la mise en œuvre de la coopération structurée permanente dans le secteur de la défense, ou encore le renforcement de l’usage des mécanismes d’« opt-out » et d’« opt-in » par les États, et l’exemple récent du Brexit le rappellent : l’Union européenne (UE) se trouve confrontée depuis deux décennies à une série de crises aux ressorts divers mais qui ont eu pour effet, au cours des dernières années, de fortement affecter son fonctionnement. Une Europe à « géométrie variable » aurait progressivement fait son apparition depuis le début des années 20002, laissant aux États le choix de prendre leurs distances avec certaines politiques publiques européennes. Dans le même temps, …
[6] Faure, Samuel B. H., 2017, « L’Europe à la croisée des chemins » dans Lhérété, Héloïse (dir.), Les grandes idées politiques, Auxerre, Éditions Sciences Humaines, 117-120.
Résumé du livre – Il en va des idées politiques comme des couleurs. Il en existe des chaudes et des froides, des primaires, des dégradées et d’infinies variations. En matière idéologique, les options fondamentales sont en petit nombre. Soit vous pensez que le monde est plutôt hostile, les humains rivaux, vous êtes attachés à votre sécurité et au respect de l’héritage du passé (vous êtes conservateur), soit vous croyez à l’initiative privée, vous vous méfiez des forces collectives, vous êtes prudemment attachés au progrès et passionnément à la liberté (vous êtes libéral), soit enfin vous croyez à la solidarité collective, désirez un monde plus égalitaire et pensez qu’il faut s’orienter vers des formes d’organisations sociales radicalement nouvelles (vous êtes socialiste). Mais, en politique, les idées pures n’existent pas. Elles s’arriment à l’histoire, s’ancrent dans le terreau social, se mâtinent au contact des réalités économiques, se nuancent et s’amalgament. D’où parfois l’impression d’un grand brouillage idéologique. Cet ouvrage a été motivé par un souci de clarification. Le lecteur y voyagera parmi chacune des grandes familles politiques actuelles, avec son histoire, ses idées, ses fractures, ses enjeux, ses cousinages européens. Un tel sujet exige de croiser les regards : philosophes, sociologues, historiens, politistes brossent ici un tableau vivant du paysage politique français aujourd’hui.
[5] Faure, Samuel B. H., 2017, « Pourquoi la défense européenne est-elle impuissante ? » dans Le Gouriellec, Sonia (dir.), Notre monde est-il plus dangereux ?, Paris, Armand Colin, 117-122.
Premières lignes du chapitre – L’Union européenne (UE) est impuissante pour assurer la sécurité des citoyens et la défense de ses États membres. Cette évidence est répétée par nombre d’hommes politiques et d’éditorialistes, preuves à l’appui. En 2011, l’UE n’est pas intervenue militairement en Libye lors de la chute du régime autoritaire dirigé par le colonel Mouammar Kadhafi. En 2014, l’UE n’a pas pu empêcher l’annexion de la Crimée en Ukraine par la Russie de Vladimir Poutine. En 2015 et en 2016, l’UE n’a pas su prévenir les attaques terroristes perpétrées par Daesch à Berlin, Bruxelles, Nice et Paris. En 2017, l’UE n’a pas réussi à endiguer la guerre civile dans la Syrie de Bachar el-Assad. Celles et ceux qui rappellent ces évènements avec exactitude, omettent de préciser que l’action de l’UE dans le domaine de la défense est gouvernée par les acteurs étatiques, et que ses ressources pour élaborer et mettre en oeuvre une politique commune sont circonscrites.
[4] Faure, Samuel B. H., 2016, Défense européenne. Émergence d’une culture stratégique commune, Montréal, Athéna éditions, 236 pages.
Résumé – Dans le débat public, le politique, le citoyen ou le scientifique perçoivent généralement la défense européenne comme un idéal à atteindre, une absurdité à combattre ou un instrument politique. Cet ouvrage propose une lecture différente en considérant plutôt la politique de défense comme un fait social. S’appuyant sur une enquête par entretiens et questionnaires auprès d’agents militaires, politiques et administratifs européens, Samuel Faure montre l’émergence d’une culture stratégique commune propre aux agents de la défense européenne.
[3] Faure, Samuel B. H., 2013, Carte Blanche : Gouvernance européenne de la défense à Bruxelles, Carto : Le monde des cartes, 19, 56.
Premières lignes – À Bruxelles, la constitution d’une gouvernance européenne de la défense, c’est-à-dire d’un ensemble hétéroclite d’acteurs entretenant des relations d’interdépendance institutionnalisées, est observée depuis la fin du XXe siècle. Ces acteurs sont gouvernementaux ou non gouvernementaux, civils ou militaires, politico-administratifs ou industriels, multinationaux, transnationaux ou supranationaux. Ils échangent quotidiennement lors de réunions formelles et informelles. Les diplomates, les militaires et les hauts fonctionnaires des 28 représentations permanentes des États membres de l’Union européenne (UE) se rencontrent chaque semaine. Ils élaborent et mettent en oeuvre la politique de sécurité et de défense commune et préparent les réunions mensuelles des 28 ministres de la Défense. L’Agence européenne de la défense (AED) est « dans la boucle » sur les enjeux capacitaires. Plus rarement…
[2] Faure, Samuel B. H., 2013, Qui gouverne la défense européenne ? Les réseaux de la Politique de sécurité et de défense commune, CERI-Sciences Po.
Premières lignes – Un réseau politique est un ensemble de relations de pouvoir entretenues par des décideurs gouvernementaux (civils et militaires) et non gouvernementaux (industriels, lobbyistes). Ces relations de pouvoir sont institutionnalisées, c’est-à-dire stabilisées dans le temps, et relativement différenciées ou closes dans l’espace. Elles peuvent être formelles ou informelles et s’étendre au-delà des frontières nationales. La Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) recouvre plusieurs réseaux, dont certains façonnent davantage le processus décisionnel que d’autres. Correspondant aux compétences limitées de l’Union européenne (UE) en matière de sécurité et de défense, la PSDC se caractérise d’abord par des réseaux transgouvernementaux formels, politiques et administratifs. La politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et la PSDC ne sont pas soumises à la procédure législative ordinaire (article 24 du traité sur l’Union européenne). Par conséquent, les institutions européenne ne peuvent…
[1] Faure, Samuel, 2011, Quel(s) moteur(s) pour quelle(s) Union(s) ?, IRSEM Papers online, 2, 45-51.
Premières lignes – « La France, pour sa part, veut être aux premiers rangs de ce projet d’unification politique progressive [l’Union européenne], qui ne signifie pas uniformisation, mais mise en commun, partage de destins, force et espoir collectifs. Elle agira pour une Union européenne plus unie, plus forte, plus affirmée dans les domaines de la sécurité et de la défense, notamment dans la réponse aux risques et défis qui viennent d’être exposés et qui concernent l’humanité. Le potentiel européen doit être amplifié, défendu et valorisé collectivement (…) ». C’est ainsi qu’est introduit le chapitre 4 « L’ambition européenne » du Livre blanc (LBDSN 2008 : 81-98) sur la Défense et la Sécurité nationale de 2008 (LBDSN). L’objectif stratégique « européen » assigné à l’État français pour les années à venir est alors clairement défini. soutenir le processus d’intégration européenne dans le domaine de la sécurité et de la défense. Dans quelle mesure ce but a-t-il été atteint ? Quel(s) moteur(s) pour quelle(s) Union(s) ? Comment réactiver le projet d’une « Europe de la Défense » ? Quel avenir pour la PSDC ?