C’est la question que j’aborde dans un texte qui vient d’être publié sur Diploweb, grâce à Pierre Verluise.
Constat
La base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE) progresse — mais reste insuffisamment structurée pour répondre aux défis géopolitiques actuels.
Trois dynamiques structurelles continuent d’en limiter l’efficacité :
1️⃣ une dépendance transatlantique persistante
2️⃣ la prééminence des logiques nationales
3️⃣ une coopération européenne structurellement limitée
Quatre conditions pour changer d’échelle
1️⃣ Dépenser davantage — mais surtout dépenser ensemble
2️⃣ Privilégier l’échelle à la fragmentation industrielle
3️⃣ Réduire l’écart entre décision politique et mise en œuvre
4️⃣ Rendre les engagements politiques plus contraignants
En somme : passer de la volonté politique à l’efficacité collective
Ce texte est issu d’une communication présentée la semaine dernière lors du panel organisé par Maud Quessard et intitulé : « Towards a European-led NATO? Alliances, Autonomy, and Adaptation in a Shifting World Order » dans le cadre du Paris Defence and Strategy Forum (24 mars 2026).
Un échange stimulant aux côtés d’Elie Baranets, Andrew Novo, Jonathan Paquin, Peter Thomson, et Amélie Zima, précédé d’une keynote du Général Cyril Carcy.